Rigidités nominales et réelles des salaires en France : Quels rôles des accords collectifs ?
Publié en revue Erwan Gautier; Sébastien Roux; Miléna Suarez Castillo
Résumé
Cet article propose de décrire le degré de rigidité à la baisse des salaires en France sur la période récente et d’examiner dans quelle mesure les accords collectifs de salaire y contribuent. Le degré de rigidité à la baisse est plus fort sur les salaires de base que sur l’ensemble des salaires y compris les primes et heures supplémentaires. Toutefois, l’effet des accords collectifs est assez similaire sur la dynamique des salaires de base et de l’ensemble de la rémunération : une hausse de 1% des salaires de branche accroît d’un peu plus de 0,1 pp les salaires. L’effet des accords d’entreprise est un peu plus fort : observer un accord d’entreprise est associé à des salaires plus élevés de l’ordre de 0,3 pp. L’effet des accords de branche est faiblement décroissant le long de la distribution des salaires et très hétérogène selon les secteurs.