Lettre d'Information
 
 
 
 
 
 
 
 
   Lettre N°33, Nov. 2018                                                                                                                                                       
   
 
 
 
Bonjour,

Cette lettre d’information est l’occasion de se pencher sur l’amélioration des appariements sur le marché du travail, une thématique abordée par Alexandra Roulet dans son ouvrage qui vient de paraître aux Presses de Sciences Po.

Par ailleurs, nous vous informons de la parution d'un second ouvrage : Les discriminations au travail, de Stéphane Carcillo et Marie-Anne Vallefort.

Enfin, dans une vidéo réalisée par Xerfi Canal et suite à la parution de leur ouvrage Travail et santé aux Presses de Sciences Po, Thomas Barnay et Florence Jusot reviennent sur les principaux résultats de leurs travaux. 
 
Cette lettre est également l’occasion d’attirer votre attention sur des articles de recherche récents, portant sur les thématiques de la chaire :
 
Bonne lecture !
 
Yann Algan et Pierre Cahuc, porteurs de la chaire
Stéphane Carcillo, directeur exécutif

 

 

 

Améliorer les appariements sur le marché du travail

Par Alexandra Roulet

Pour l’année 2017, Pôle Emploi a estimé que le nombre d’abandons de recrutement faute de candidat était compris entre 200 000 et 330 000 alors même que l’on comptait près de 3,5 millions de chômeurs sans aucune activité (catégorie A). Dans son ouvrage “Améliorer les appariements sur le marché du travail”, paru en octobre 2018 aux Presses de Sciences Po, Alexandra Roulet évalue les causes de ce décalage entre offre et demande de travail et examine les politiques publiques les mieux à-même d’y remédier.
 
Le premier chapitre se concentre sur les décalages entre les compétences requises par les employeurs (la demande de travail) et celles dont disposent les personnes à la recherche d’un emploi. Il montre que la demande de travail se polarise, d’une part, vers les métiers les plus qualifiés et les mieux rémunérés et, d’autre part, vers les emplois les plus précaires, au détriment des métiers intermédiaires. Au sein des chômeurs, le niveau de qualification moyen est faible et, en France, les moins diplômés disposent de compétences de base (« numératie » et « littératie ») moins solides que leurs homologues de pays comparables. Les politiques de formation constituent alors un levier indispensable pour rapprocher l’offre et la demande de compétences. Pourtant les bénéfices des programmes de formations sont souvent incertains et inférieurs à leurs coûts, probablement faute d’être suffisamment ciblés sur le public auquel ils bénéficient le plus, ou encore parce qu’ils sont trop éloignés des besoins réels des entreprises.

 

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