Notoriété et image du CDI Intérimaire - Synthèse de l’étude déroulée en mai-juin 2015


Le CDI Intérimaire (CDI-I) n’est pas un contrat bénéficiant d’une forte notoriété, et ce quelle que soit la cible interrogée. Chez les actifs, un peu moins d’une personne sur deux en a déjà entendu parler. Dans le détail, la notoriété est moins élevée auprès de cibles a priori davantage concernées par le CDI-I. Les salariés du privé hors CDI, davantage insérés, sont majoritairement informés (51%). En revanche, seulement 4 chômeurs sur 10 en ont entendu parler (41%) et 47% des intérimaires.

De leur côté, les dirigeants d’entreprises apparaissent encore moins informés que les autres actifs, un tiers d’entre eux en ayant entendu parler (32%). Néanmoins, il existe de fortes disparités entre les différents types de dirigeants d’entreprises : alors que dans les entreprises de 5 à 19 salariés, moins de 2 dirigeants sur 10 en ont déjà entendu parler (18%), c’est le cas de 4 sur 10 pour celles de 20 à 99 salariés (41%) et de presque deux tiers pour les entreprises de 100 salariés et plus (64%).

Pourtant, s’il est peu connu, le CDI-I parvient à convaincre, une fois son principe expliqué. Autant chez les actifs que chez les dirigeants d’entreprise, l’opinion générale concernant le CDI-I est très bonne. Quelle que soit la catégorie d’individus retenue, environ trois personnes sur quatre émettent un avis positif sur le contrat. Il existe cependant des variations parmi les cibles plébiscitant le CDI-I c’est-à-dire estimant qu’il constitue une « très bonne chose ». Avec plus de 2 interrogés sur 10 le déclarant (21%), les intérimaires forment le groupe à l’avis le plus enthousiaste. Ils sont suivis par les chômeurs et les salariés du privé hors CDI, dont 13% pensent comme tel. Enfin, les dirigeants d’entreprises, dont 7% se trouvent dans ce cas-là, se présentent comme étant les moins convaincus.

Mais, en dépit d’une opinion globalement positive, le recours au CDI-I demeurait rare au moment de l’étude. Seuls 11% des intérimaires étaient ou avaient déjà été employés en CDI intérimaire et 3% des dirigeants d’entreprises avaient déjà accueilli dans leur entreprise une personne en CDI-I. Cette faible proportion ne semble pourtant pas provenir d’un rejet des actifs potentiellement concernés. De fait, en sus de l’opinion positive précédemment détaillée, on peut constater qu’environ deux tiers des chômeurs (65%) et 6 salariés du privé hors CDI sur 10 (57%) seraient prêts à signer un CDI-I.

Qu’est-ce qui plait dans le CDI-I ? Pour les actifs, c’est principalement la sécurité économique qu’il procure davantage que le prestige ou l’épanouissement. Une tendance qui se retrouve de manière très similaire chez tous les types d’actifs potentiellement recrutables ou déjà recrutés. En effet, les trois principaux bénéfices se dégageant sont la sécurité de l’emploi, la garantie d’un revenu minimum en période d’intermission, et – dans une moindre mesure - l’accès aux avantages d’un CDI en termes d’accès au crédit et au logement. Les raisons liées au prestige (être employé directement par une grande entreprise, l’agence de travail temporaire) et à l’épanouissement au travail (diversité des expériences, accès à des formations professionnelles) arrivent derrière.

Les avantages perçus peuvent être ramenés à un principe de sécurité. En revanche, les craintes sont plus disparates, sans doute du fait de leur moindre intensité. Chez les actifs, trois craintes se distinguent par leur récurrence dans le classement : la perte de revenu, la mobilité géographique trop importante et le fait de devoir étendre son champ de qualification. Si la mobilité géographique et le fait de devoir étendre son champ de compétences sont des craintes majeures transversales aux différentes sortes de travailleurs concernés, la perte de revenu, par contre, est une crainte relativement moins prégnante chez les chômeurs.

Chez les dirigeants d’entreprises, les motifs d’adhésion au CDI-I de court terme tels que la rapidité (s’assurer rapidement de la disponibilité du profil nécessaire), la compétence (disposer de profils de profils compétents) et les garanties juridiques sont plus prégnants que les bénéfices à plus long terme (l’intégration rapide de la personne intérimaire dans l’entreprise, la pertinence du contrat pour des missions de longue durée).
Si le CDI-I bénéficie d’une image favorable, découlant de la sécurité économique à laquelle il est associé, le CDI reste le contrat préféré par les actifs. Chômeur comme salariés du privé hors CDI le place devant le CDI I. Le CDI-I talonne le CDD, et devance le contrat de travail temporaire. En outre, plus de trois quarts des intérimaires accepteraient un CDI dans une entreprise si proposé (76%) ; et presque 7 sur 10, s’ils avaient le choix, préfèreraient un CDI classique à un CDI intérimaire (69% contre 25%).

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